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Début

 

Quel tragique dilemme te frappa quand il te fallut choisir entre la France et ton pays ?

Toi mon ami Abdi. Ton grand-père avait combattu pour la mère patrie, donnant sa vie dans les tranchées de Verdun. Ton père combattit dans la 2iéme DB pour libérer la France  du joug du nazisme.

Et toi qu’allais-tu faire ? Les renier ? salire leur mémoire ? Les désavouer ?

Dire qu’ils s’étaient trompés en combattants pour la France ?

Non ! Tu décida malgré ton peu d’enthousiasme à te battre. De rester fidèle à la France !

Tu avais décidé selon ta conscience, en toute lucidité de faire ton devoir comme l’avait fait tes ancêtres.

Tu allais au combat pour sauver la république et ses institutions.

Tu donnais le meilleur de toi-même, comme le firent tes aînés.

Mais la récompense n’était pas au rendez-vous !

Après ton dévouement tu perdis tes illusions, et l’honneur envers ton pays qui t’avait vu naître.

Il ne te restait rien que ta conscience d’avoir fait ton devoir envers et contre tout, comme un bon citoyen de la république française.

 

Pour avoir défendu cette république, que te reste t-il ?

Sinon le mépris des tiens restaient au pays qui t’avait vu naître. Et le regard étrange pour ne pas dire « étranger » des citoyens du pays où tu vis actuellement. 

Que reste t-il de tes vingt ans ?

Une grande amertume et quelques fois de furtives larmes de rages et d’impuissances.

Mais tout n’est pas forcément noir ! Tes enfants grandiront. Ils auront une vie meilleure que toi. Se sera une bien maigre consolation, si toutefois le pays dans lequel tu vis, les gens veuillent bien faire un effort de reconnaissance.

Cette reconnaissance pour laquelle tu te bats depuis si longtemps. 

Il ne restera que de mauvais souvenir dans ton cœur meurtri.

Espérons simplement que ce que tu as fait pour la France, celle ci le rendra à tes enfants !

 

Un ami, qui te connaît bien. Francis Mauro sociétaire des écrivains combattants n°1680

 

 

 

 

 

 

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