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Hora la petite Hirondelle.


 

 

 

Hora la petite Hirondelle.

nouveau

 

 

 

Nous sommes en Picardie dans le sous-sol d’une maison d’un petit village qui se nomme Esquennoy.

Nous allons vous conter l’histoire d’une petite Hirondelle.

 

 

 

 

Introduction.

 

-J’en ai marre de rester recroquevillé dans cette coquille !

-Je veux sortir !

-Maman, aides moi au lieu de gazouiller comme tu le fais !

Disait Hora notre petite hirondelle.

Sa maman hirondelle lui répondit ;

-C’est à toi de te débrouiller, tu n’as qu’à donner un coup de bec dans ta coquille et tu sortiras.

Hora était toute triste et ne se sentait pas capable de casser cette vilaine coquille qui l’emprisonnait. Elle se mit à pleurer en disant :

-Je n’y arriverai jamais, elle est bien trop dure, cette vilaine coquille !

-Je vais me reposer encore un peu, et après, je vais encore essayer une dernière fois.

Hora dormit un petit peu, puis se réveilla très encolérée devenant toute-rouge tout à coup. Elle dit très fort :

-Attention les frères et les sœurs, j’arrive !

Un violent coup de bec donné par Hora fit craquer la coquille, qui cette fois s’ouvrit toute grande.

Une lumière éblouissante aveugla Hora qui ferma ses petits yeux.

Elle les ouvrira plus tard, à présent elle allait dormir encore un petit peu, épuisée par cet effort. Ça dort beaucoup les bébés hirondelle.

Hora se contentait d’écouter les bruits environnants.

Puis elle pensait « où suis-je ? Que vais-je devenir ? Et puis j’ai froid, et qui c’est qui me monte sur le dos ? Et à côté de moi à droite, c’est qui ? Et puis à gauche c’est qui ? J’en ai marre, je suis aussi à l’étroit que dans ma coquille ! Alors si c’est ça la liberté ? »

Hora n’était visiblement pas contente d’être la dernière de la couvée.

Elle se calma un peu, car un bruissement d’ailes lui indiqua que maman venait lui donner sa première becquée.

Elle ouvrit tout grand son petit bec et engloutit une large quantité de nourriture.

Ho ! Que cela paraissait bon, on aurait dit du miel, avec des morceaux d’insectes que sa maman lui donnait.

Hora dressa son petit cou encore chancelant et dit très fort :

-Merci maman, pour ce bon repas, je t’aime maman tu sais !

La maman était déjà repartie chercher de la nourriture pour ses trois frères, les grands goulus.

C’est au même moment qu’arrivait Papa Hirondelle avec lui aussi son bec chargé de nourriture.

C’était trop bon, Hora ouvrit le bec et tendit le cou devant ses frères et c’est elle qui ingurgita la becquée de bons arômes de fleurs des champs de fines herbes, de cuisses de grillons ou, de sauterelles ? Hora ne savait pas encore distinguer vraiment le goût de ses aliments.

En attendant, elle demanda à ses frères.

-Et vous les frangins, ça ne vous ferait rien de me laisser un peu de place, et de me dire vos prénoms, bande de mal polis !

Confus et repentants les trois frères se présentèrent humblement à Hora leur petite sœur :

-Moi c’est Ballot le gros ! dit celui de droite

-Moi c’est Fred l’étourdi ! dit celui de gauche

-Et moi je suis Malin l’intellectuel ! Dit celui qui était sur le dos d’Hora.

-Merci les frangins, au fait, toi le Malin, ça ne te ferait rien de descendre de dessus de mon dos, avant que je te balance par-dessus bord ?

Hora avait du caractère c’est le moins qu’on puisse dire, les frangins allaient bien vite devoir faire de la place à leur merveilleuse petite sœur.

 

L’extraordinaire et fascinante histoire d’Hora, hirondelle de Picardie allait pouvoir commencer !

 

 

 

 

Chapitre premier

 

La naissance.

 

Ce premier jour de sa naissance Hora la petite hirondelle allait montrer qu’elle n’était pas une hirondelle facile. Elle avait un caractère à ne pas se laisser faire.

Çà non ! elle ne supporterait jamais de s’incliner devant plus fort qu’elle, rien ne lui ferait peur, ni ses frères, ni les autres gros animaux à deux et quatre pattes, et même tous les autres oiseaux du ciel et de la terre.

Notre petite Hora était une hirondelle pas comme les autres, sa mère avait tout de suite vu que sa fille allait avoir une vie d’hirondelle hors du commun. Elle l’avait dit au papa hirondelle qui lui avait répondu :

-Tu sais, elle n’est pas différente de nos autres enfants, si ce n’est qu’elle est la seule fille de notre couvée, mais avec ses frères elle doit avoir du caractère sans cela elle ne pourra pas être heureuse tu le sais bien !

-Oui bien sûr que je le sais, et c’est tant mieux pour elle, ou moins elle deviendra vite forte et il en faut de la force pour notre vie de voyageurs !

 

La conversation s’arrêta là, les parents avaient trop à faire pour nourrir les quatre bébés hirondelle. Il fallait faire chaque jour au moins 500 voyages d’allers et retours pour alimenter ces petits affamés.

Car en plus d’apporter la nourriture il fallait nettoyer le nid des déjections des chérubins, donc double travail, apporter la nourriture, et remporter les déchets. Quelle dure vie pour les parents !

Mais après tout leurs parents avaient fait de même, ce n’était donc qu’un juste retour des choses.

Toutefois tout ceci ne s’arrêterait pas là, et non, il fallait aussi éduquer les enfants, leur apprendre les dangers de la vie, puis le savoir, reconnaître les bons et les mauvais insectes à attraper, les chants qui étaient leur langage, et beaucoup d’autres choses très importantes, entre autres la navigation dans le ciel pour aller en Afrique hiverner.

Ils en avaient à savoir nos petits bébés hirondelles, avant d’être des grandes hirondelles comme leurs parents.

Mais pour l’instant ils devaient bien manger et ne pas trop se poser de questions, sinon de ne pas rater la becquée et ne pas se laisser voler la nourriture par Ballot le gros qui n’en loupait pas une.

Hora veillait, et si par malheur Ballot lui prenait son tour, elle lui donnait un bon coup de bec sur le crâne. Ballot qui ne l’était pas tant qu’on voulait bien le dire avait vite compris la leçon.

Jours après jours, nos quatre bébés hirondelles prenaient du poids et des plumes, alors que les parents s’épuisaient de plus en plus par leurs incessants voyages pour combler l’appétit des grands gourmands.

Heureusement le beau temps était de la partie, et les insectes proliféraient en grand nombre.

Une semaine pourtant il faisait plus froid, et la pluie et le vent empêchaient les parents de sortir et de trouver le moindre insecte à donner à leurs petits.

Ce fut la disette pour quelques jours, mais ce fut le moment d’apprendre les chants et les cris pour nos petits oiseaux ; donc le temps ne fut pas perdu, même si les petits estomacs criaient famine.

Hora avait appris tous les chants et cris de détresse et de joie, elle commençait elle-même à chanter de sa jolie petite voix faisant rougir de honte ses frères qui n’arrivaient pas à sortir la moindre note de leur gosier.

-Ridicule les frangins ! Pouffa Hora en gonflant son petit poitrail d’hirondelle.

jolie petite Hirondelle quand reviendras-tu? il s'agit d'un de mes ouvrages que vous pouvez retrouver sur la toile.

© 2012