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Isara la sorcière Picarde


"Les éditions du Gastéropode" vous présent "Isara la sorcière Picarde"

Format 15,5 x 23,5 .165 pages .prix 18 € (Franco de port)

Renseignements tel: 03 44 07 05 59. Mail : mauro.francis@neuf.fr

Extraits:

Introduction.

 

 

Nous étions le15 décembre 1870 quand la Sidonie mit au monde sa fille unique Eugénie.

Cette fille qu’elle avait eue en accordant ses faveurs à son bon maître, Monsieur le Comte Henri-Honoré de la Bissière.

La Sidonie vivait seule avec son père, le bûcheron des mille hectares de forêt, propriété de Monsieur le Comte, possédait également une ferme de cinq cents hectares de terre cultivable autour du bois.

 

Sa mère, Clara, était morte depuis quelques années d’un mal étrange. Elle était sorcière, à ce qu’on disait, et victime de ses sorcelleries.

 

Son père était gardien dans ce grand bois, de père en fils, depuis toujours.

La famille des bûcherons n’avait jamais quitté ce bois des Druides.

On disait même qu’ils étaient les descendants des Druides eux-mêmes.

 

Ce bois des Druides avait la particularité d’avoir une forme circulaire d’un rayon d’environ trois kilomètres, entouré de champs et de prairies. En suivant les vallons et les plaines ce grand bois se rattachait à la forêt de Compiègne, à deux jours de marche.

Il était composé presque exclusivement de chênes séculaires.

L’allée de Diane traversant le bois de part en part, avec des ramifications adjacentes distribuant l’ensemble du bois.

Au sud, il y avait le petit village de La Borde, et en face de l’allée de Diane le château de Monsieur Le Comte Henri-Honoré Leriche de la Bissière, situé au Nord.

À l’ouest, une route, ancienne voie romaine reliait deux autres villages à quelques kilomètres, en direction de la rivière Isara (Oise).

À l’Est, c’était la vallée de la rivière La Noye.

Nous étions sur le plateau picard, chemin des invasions en tout genre durant des siècles et des siècles.

Les gens du village de La Borde (qui appartenait avant la révolution de 1789, également à la famille du Comte de la Bissière), avaient une certaine méfiance de la famille de « Druidaux » comme ils les appelaient.

 

Sidonie et son père vivaient étrangement, recevant de temps à autre des malchanceux et malades qui venaient leur demander des soins.

 

Il faut dire que la Sidonie avait hérité des dons de sa défunte mère, Clara.

Ces mêmes dons qu’elle devrait transmettre à sa fille unique Eugénie. C’était comme cela dans la nuit des temps.

 

Les Druidaux vivaient au cœur de la forêt dans une cabane, l’été et dans une grotte tout à côté l’hiver.

Sans eau courante, ni électricité, aucun confort, rien.

Jamais d’autres visites que pour d’hypothétiques soins, quand la médecine ne pouvait plus rien. De pauvres gens du village venaient en derniers recours se faire soigner par la sorcière, comme ils disaient. Et parfois il y avait des miracles.

 

Personne, finalement ne se plaignait des Druidaux. Car ceux-ci ne quittaient jamais leur chère forêt.

Si ce n’était que pour aller une ou deux fois par an chercher au village ce qui vraiment leur faisait défaut.

Des coupons de tissus et quelques ustensiles de cuisines indispensables.

Pour le reste, le père de Sidonie s’arrangeait pour vivre exclusivement en autarcie.

 

La vie s’écoulait paisiblement. Ils n’avaient même pas entendu parler de la guerre de 1870, bien que Monsieur le Comte soit mobilisé.

Son bûcheron dut rester le gardien à la fois du bois et du château en même temps.

Des mauvaises langues dirent qu’il obtint les faveurs de Madame la Comtesse.

Mais qui pouvait faire taire les ragots de villages ?

 

Les années s’écoulèrent, puis ce jour du 6 juin 1890 Eugénie se maria avec un Druide qu’elle alla chercher secrètement en angleterre.

 

Le mariage eut lieu au château de la Bissière ; tout le village fut invité. Ce qui fit un sérieux scandale au village.

 

Les gens prenant Monsieur le Comte pour déraisonnable. Comment, lui, l’héritier De la Bissière allant à la messe tous les dimanches, pouvait-il inviter au château les Druidaux ?

 

Déjà les gens disaient que Eugénie la Druidesse avait envoûté Le Comte. Ils disaient aussi que celle-ci lui avait donné une fille en la faisant passer pour la fille de son épouse.

Bref, dans ce village de La borde, les bruits les plus étranges circulaient.

Pour en avoir le cœur net, nous proposons d’approfondir cette histoire en la regardant de plus près.

 

 

 

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