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Un nouveau livre sur le 4e Régiment de Hussards

ce livre remplace le livre "Mémoire du 4e RH"
Prix 18 Euros plus frais de port.
à commander soit chez l'auteur: Francis Mauro 12 route de Paillart 60120 ESQUENNOY
où chez www.lulu.com
voici un extrait.
Ce livre est dédié
Au
4ième Régiment de Hussards.
Et à tous les membres et sympathisants ainsi ceux qui aiment la France et ses valeurs.
Ce qu’il faut savoir :
Dans ce régiment servirent ; le Duc de Valmy Maréchal Kellermann, le Général Comte de Pajol, le Général Ney, Henry Bournazel Comte de Lespinasse, sans oublier le père Charles de Foucauld, le Colonel Henri Giraud. Le Général Oddo, et Noé. Et bien d’autres.
Nota : Les textes et les témoignages que vous allez lire sont pour la plupart recueillis dans les bulletins de l’amicale du régiment « La bannière au vent » bulletin de liaison créé par Francis Mauro en 2004.
Vous voudrez bien excuser les petites erreurs qui inévitablement se seront glissées ici et là, malgré le soin que nous avons apporté à cet ouvrage.
Merci de votre compréhension !
ABC.
L’auteur : Francis. Mauro, Sociétaire des écrivains combattants & des gens de lettres (reconnues d’utilité publique) ancien sous-officier d’active, médaillé militaire, croix de la valeur militaire deux citations étoiles de bronze, croix des combattants volontaire, croix des anciens combattants, médaille de la reconnaissance de la nation, commémorative d’Algérie.
Introduction.
« En aucun cas les témoignages qui suivent ne peuvent engager la responsabilité de l’auteur. Les textes sont la propriété et la responsabilité de leurs auteurs ».
Pourquoi encore un livre sur la guerre d’Algérie, me direz-vous ?
À noter qu’ici, ce n’est pas un livre comme les autres !
Mais plutôt un livre mémoire avec un recueil de témoignages de jeunes gens ayant séjourné pendant la guerre d’Algérie dans ce régiment de 1956 à 1962
Puis également, pendant qu’il est encore temps de recueillir les témoignages de ces hommes qui ont servi dans ce régiment après la guerre 39/45 date à laquelle le régiment était mis en sommeil au sein du 2ime régiment de Hussards le 31 décembre 1945.
C’est par des faits véridiques, que je vais tenter de vous faire vivre la vie de nos cavaliers du 4ième RH en campagnes d’AFN. Quoiqu’il soit bien possible que certains détails nous échappent.
Vous n’en voudrez à personne, j’en suis sûr, et chaque témoignage est la propriété de son auteur avec ses souvenirs.
Situation.
Le 4ime Régiment de Hussards. « Les chasseurs de Fischer 1743 ».
Après un court sommeil le 251 Régiment d’Infanterie, devient 4ièmeHussards.
Explications :
En 1956 l’Algérie avait besoin de renfort pour le maintien de l’ordre.
Le plan Valmy est mis en place par le rappel des disponibles. Puis le plan Bugeaud N° 1, le plan Bugeaud N° 2 voyait le jour, incluant le 251 R I.
Composé de trois bataillions d’infanterie encadrés par des cavaliers des 6ième et 7ième Régiments de cuirassiers de Sissonnes et Noyon. Et également du 17 RA. Ce 251 RI fut formé et dirigé sous les commandements du chef d’escadrons, le Commandant Duboster.
Il est bon de savoir, que, lorsque qu’un conflit éclate, les régiments de la réserve prennent en plus du chiffre du régiment qu’ils sont censés « doubler » le chiffre 200. Le commandant en second du régiment « d’actif » prend le commandement de ce nouveau régiment.
Donc, le 51 R I prend pour second régiment le chiffre 251 RI avec à sa tête le commandant en second du 51 RI stationné à Beauvais Oise.
Ainsi il n’y a pas de coupure « franche » avec ce nouveau régiment. Les cadres sont issus, ainsi que des éléments dits « précurseurs » pris au hasard des unités du secteur disponibles, en majorité de la 2ime région militaire.
Ce 251 RI arrivait à Bône fait d’éléments hétéroclites, pour une majorité d’hommes de régiments de l’arme blindée cavalerie à majorité du 7ime Régiment de Cuirassiers de Noyon Oise.
Si bien que le commandant Duboster souhaite peut-être que le 251 RI devient le 4ime Régiment de Hussards ?
-L’Étendard était-il encore disponible ?
-Bien entendu !
Cela fut décidé. Le 15 juillet 1956, de composition à majorité de rappelés du plan Bugeaud N°1, le 4ime Régiment de Hussards renaissait de ses cendres, pour écrire de glorieuses pages de son histoire en Algérie, principalement sur la frontière de l’Est tunisien.
Il allait payer un lourd tribut en officiers, sous-officiers, et hommes du rang. (47 tués au cours des opérations de ce maintien de l’ordre)
Différents officiers supérieurs allaient s’illustrer sous cet étendard, par la suite.
Le chef d’escadrons, le commandant Guyot, et le Lieutenant Colonel Henri Giraud, de 1956 à fin 1958.
Puis le lieutenant-colonel Rater en 1959 qui arrive avec son 31ième régiment de Dragons, et ses Chars M24 pour une courte durée ;
Du 15 janvier 1959 aux 1er avril 1959 le 4ime Régiment de Hussards fut le 31ime Régiment de Dragons.
(Deux escadrons du 4ième Hussards, passent au 31ième Dragons, le troisième au 3ième Hussards)
Le lieutenant-colonel Rater le 1er avril passe le commandement de son 31ime Dragons au Lieutenant Colonel Oddo qui veut rassembler son régiment alors dispatcher en renfort dans divers régiments d’infanteries du secteur. Guelma, Bône, Souk-Ahras, Duzerville Randon.
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Le lieutenant-colonel Oddo prenant la suite, va réorganiser ce régiment en véritable régiment de cavalerie digne de ce nom.
Par décisions ministérielles N°3748/EMA/IOSC du 24 mars 1959 le 31ime Dragons devient 4ime Hussards à compter du 1ier avril 1959.
Le 4ime Hussards allait-il enfin retrouver ses lettres de noblesses
Le lieutenant-colonel Oddo (sur l’image) fut grièvement blessé le 20 juillet 1960, ayant sauté sur une mine avec sa Jeep. Il fut remplacé par le lieutenant-colonel Noé, l’intérim étant assuré par le chef d’escadrons Tavernier.
Voici pour les chefs de corps de ce régiment en AFN.
Ce régiment allait inscrire à son actif de formidables actions réduisant et capturant un nombre très important d’armes et de rebelles, ainsi que des renseignements capitaux sur l’anéantissement des forces rebelles en présence.
Vous allez au fil des pages découvrir les témoignages des officiers sous-officiers et hommes du rang ayant participé à la marche de ce régiment à différentes époques de 1956 à 1962.
Chacun y apportera ses impressions, ses faits d’armes, l’ambiance, et ses états d’âme, et des anecdotes inédites sur ce conflit pas comme les autres.
Des engagés, des appelés, des rappelés vont vous parler de leurs vécus de ces années historiques où la France quitta pour toujours, une province ou une colonie ?
À vous de choisir !
Puis nous essayerons d’avoir les impressions des Hussards de métiers de nos jours.
Je vous laisse apprécier les témoignages qui suivent en toutes libertés, sans artifice et mensonge, polémique, et politiques, et religieux.
Les écrits n’engagent personne, chacun raconte sa vérité du moment vécu au service de la république en ces heures difficiles !
Ils sont de toutes la France, du Nord, du Sud, de l’Ouest, de l’Est, et de l’Afrique du Nord, ainsi que les doms tom !
Tous ont plus de 60 ans en cette année 2010 où je termine ce livre, en souhaitant qu’il vous informe d’une manière objective.
Il y aura le 19 mars 2010, 48 ans que les accords d’Evian étaient signés.
Date purement symbolique. En réalité les combats ne cessèrent qu’en juillet 1962.
Pendant cette période de nombreuses victimes allaient payer le lourd tribut de cette indépendance.
Mais cela est une autre histoire que nous n’aborderons pas dans ce livre, ne voulant ajouter aux polémiques.
Cette déchirure est trop importante pour en rajouter. Nous ne nous bornerons qu’à la diffusion des témoignages des participants au sein du régiment, afin que leurs petits-enfants et arrières petits enfants aillent une image de ce que fut cette période du conflit de décolonisation franco-algérien.
1956
La renaissance du régiment.
Le 1er Juillet 1956 le 251ième Bataillon d’Infanterie prend ses quartiers dans la vallée de la Seybouse.
2ime D I M (Division d’infanterie marocaine).10ime Région militaire, Corps d’armé de Constantine. Zone Est du constantinois
Secteur de Bône. Quartier de la Seybouse.
Voilà les lieux de villégiatures de ce régiment renaissant.
Le P C (Poste de commandement) se trouve à un lieu-dit « La maison blanche » près de Nèchmeya sur la nationale 21, reliant Bône à Guelma.
Les compagnies sont disséminées dans un secteur de 10 à 15 km aux alentours, occupant le plus de terrain possible, gardant les fermes, faisant patrouilles et recensements de la population dans un premier temps. Ce que nous appelions « La pacification »
Puis ce jour du 15 juillet 1956 les écussons et les insignes distinctifs arrivent ainsi que les fanions des escadrons, « sans » le bien entendu :
Glorieux étendard du 4ime R H.
Celui-ci arrivera en mai 1957 après avoir été remis en état avant de quitter les invalides. (Source : S/ lieutenant Archambeau).
De quoi était composé ce régiment à son départ ?
Régiment type 107 900 à 1000 hommes environ.
Une Compagnie de commandement 200 hommes environ.
Quatre Compagnies de combat.
Une Section de commandement.Quatre Sections de combat.
Section de commandement.
Une Jeep + remorque ¼ de tonne un off PA.
I Dodge 4X4 avec une remorque 1tonne
Un s/off adjoint PM
Un conducteur PM.
Un G M C +roulante
Un conducteur PM.
Deux cuisiniers Fusil.
UN S/Off comptable PM.
Un aide comptable Fusil.
Un Radio poste ANGRC 9 + sa Génératrice PA.
Un Aide-radio Fusil + Pistolet lance-fusées.
Un Radio SCR 300 PA.
Un infirmier Fusil.
Deux Agents liaisons PM.
UN Mortier de 81
Un chef de pièce PM.
Deux Servants, carabine pour celui qui porte la plaque de base. Fusil plus trois obus pour l’autre servant.
Un Mortier de 60
Un chef de pièce PM.
Un servant carabine.
Section de combat (identique).
Groupe de commandement :
Un Off PM.
Un Chef de groupe S/off adjoint PM ° trpp8.1 radio SCR 300 PA.
Deux Agents de liaisons Fusil.1 Tireur LRAC PA.
Un Chargeur LRAC PM.
Trois Groupes de combats identiques :
Un S/off chef de groupe PM trpp8.
Un caporal voltige PM
Quatre Voltigeurs 3 PM + 1Fusil lance-grenades.
Un caporal-chef de pièce FM.
I fusil-mitrailleur
Un tireur FM PA.
Deux Pourvoyeurs FM avec Fusil. En plus tous les personnels sont dotés d’une sacoche porte grenade, pansement individuel, Pelle, pioche, scie, cisaille, hachette.
Toutes ces unités deviendront le 15 juillet 1956 des unités de cavalerie.
Les compagnies seront des escadrons, et les sections des pelotons, avec les grades, et les usages de la cavalerie en vigueur à cette époque.
*****
Le 4ime Régiment de Hussards était en place.
Il est bon de savoir que tout ceci, à propos du type 107, est purement théorique, et en réalité, les escadrons ne sont jamais au complet. Il y a les malades et les blessés, les stagiaires, les détachés, les permissionnaires, etc. Les escadrons « tournaient » souvent à 95, 100, hommes pas plus, il n’y avait que deux groupes de combats par pelotons au lieu de trois sur le papier.
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Quelques détails sur le matériel de 1956 à 1962 :
PM, pistolet mitrailleur M A T 49 poids 4,300 g, calibre 9mm tire en rafales chargeur 32 cartouches, tire pratique 150 coups minute. Portée 100 m.
FM, fusil-mitrailleur 24/29, poids 8,900g de calibre 7,5mm ou BAR US de 7,62mm. Portée 600 à 800m. Tire coup par coup et en rafales, chargeurs 25 cartouches, tire pratique 150 coups minutes
ANGRC 9, Poste de radio alimenté par une génératrice à main, d’une portée de 50 km maxi. Poids 50 kg peut également fonctionner sur batterie véhiculent de 12 et 24 v. Fut très utilisé au P C des escadrons, pour assurer les liaisons avec le P C du régiment.
PA, pistolet automatique de calibre 7,65 et neuf mm Model 1950.Egalement Colt 45 US de calibre 11,43 mm. Portés efficaces 50 m
S C R 300, poste de radio portatif à piles, d’un poids de 17 kg et d’une portée de 5 à 8 km.
TRPP8, poste de radio individuel, communiquant avec le SCR 300.D’un poids de 2,700g d’une portée de deux km.
Le L R A C, lance-roquettes antichars de 73 mm portée 200 à 350 m.
Mortier de 81, lance des obus de 81 mm en tir courbe de 50 mètres à trois ou quatre km.
Mortier de 60, idem au 81 avec une efficacité réduite par son calibre, mais plus maniable pas son poids plus léger.
Lance grenade, il s’agit généralement d’un manchon ajouté sur le canon d’un fusil. La cartouche à balle est remplacée par une cartouche feuillette « sans balle » seule la charge de poudre va propulser les grenades, dites à fusils, de différents calibres de 34 mm à 73mm soient des grenades antipersonnel, et antichars. D’une portée de 50 à 300m Très efficace en combats rapprochés, fortement utilisé en fin de guerre pour s’assurer d’un buisson où, d’un groupe de rochers suspects de contenir un ennemi.
Vous voici avec une idée générale sur la configuration du régiment.
Mais cela allait changer au fil des mois et des années. Petits à petits des armes et de véhicules allaient renforcer et changer ce début d’un pauvre petit régiment d’infanterie en véritable régiment de cavalerie en 1962.
Les chars M24 et AMX 13 arriverons au 1ier avril 1959 à 1962. (Retour en France septembre et octobre 1962 à Zimming).
Combiens de morts, et de souffrance, de peurs et de joies, allaient illustrer ces 8 années sur cette frontière tunisienne ?
La situation géographique de l’implantation du régiment selon mes propres souvenirs. (Francis Mauro l’auteur).
Je suis arrivé à la ferme Camilliérie le 25 septembre 1956. (Le régiment avait à peine deux mois) puis dirigé le 27 du même mois sur le 2ime peloton du 1ier escadron au bordj Merzouga ce 2ime Peloton avait le sous-Lieutenant Lieutenant Lombard-Latune comme chef de peloton.
Le P C du 1er escadron se trouvait à quelque km plus loin à la ferme Saint Eugène au Sud à Penthièvre avec à sa tête le capitaine Maurice Godard.
Les autres escadrons étaient dans un secteur de plusieurs kilomètres carrés, mis à garder les fermes isolées et les petites villes, comme Barral par exemple ou, le P C du régiment prit ses quartiers dans un premier temps.
Il faut bien avouer qu'en cette année 1956 le régiment cherchait ses marques dans un assez grand ; De ce que je qualifierais de « cafouillage » !
Cela était bien normal, nous avions en face de nous une situation pas encore bien définie. Pas vraiment, une guerre, pas vraiment du maintien de l’ordre.
Mais en réalité, il s’agissait d’une guerre subversive, une des plus sales. (Comme s’il y avait des guerres propres ?)
Les cadres et quelques hommes du rang qui revenaient d’Indochine allaient donner un formidable élan d’efficacité au régiment.
De semaine en semaine régiment s’organisa. Les hommes se formèrent au terrain et à l’environnement.
Les dysenteries allaient toucher tous les hommes sans exception durant les premiers mois. Ce fut pénible pour la plupart d’entre nous tous.
Ceci passe, la vie et le moral allaient prendre le dessus. Une bonne humeur s’installa malgré tout.
Les appelés faisaient preuve de discipline et de sérieux dans leur tâche quotidienne, en prenant vite conscience que leur vie dépendait de celle de leurs compagnons d’armes. Un solide esprit de corps allait naître instinctivement.
Le plus grand sérieux dans le comportement des hommes et des chefs voyait le jour dans cette année 1956.
Cela dit ;
Je laisse la parole aux témoignages, ayant fait moi-même deux livres sur mon passage dans ce régiment de 1956 à début 1960 (un engagé en Algérie 4 ime trimestre 2002 ; et Récits d’un engagé en Algérie 1 ier trimestre 2005.
Aux éditions 1900-2050 10, rue Jean Moulin, 60940 Angicourt
Avant toute chose, il faut savoir que les postes et les lieux furent occupés par divers escadrons durant ce conflit.
En plus, les escadrons changèrent de chef et de commandement durant cette période.
Si bien que parfois il ait assez difficile à se retrouver.
Le séjour moyen pour un officier était de deux ans.
Pour exemple ; Sidi Djémil fut d’abord un poste tenu par le 3ième RTS, puis par le 1ier Escadron du 4 RH, puis le 3ime, 4ime et le 5ime pour finir avec le 60ime RI.
Il en était de même pour tous les postes militaires le long du barrage. Une sorte de ballet bien organisé afin de faire visiter l’ensemble du territoire aux troupes en place.
Il est bon de savoir également ; que le capitaine Maurice Godard commanda le 1ier escadron, puis le capitaine de Geyer d’Horst, puis le capitaine Moulinier tué le 25 02 59, remplacé par le capitaine Marlier. A cette époque le 1ier escadron était devenu le 4ième escadron du 31ième régiment de Dragon.
Le 1ier était un escadron de chars commandé par le capitaine Nanquette. Ensuite il faut consulter les archives du régiment..
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